Préparer son enfant à une prise de sang
Une prise de sang dure quelques minutes, mais pour un enfant de 3 à 7 ans, ce sont souvent l'attente, l'inconnu et la peur d'avoir mal qui rendent le moment difficile, bien plus que la piqûre elle-même. Avec un peu de préparation, la plupart des enfants la vivent beaucoup plus sereinement.
Quand lui annoncer ?
Le bon moment dépend surtout de son âge, parce qu'un tout-petit a encore du mal à se représenter le temps. Entre 3 et 4 ans, en parler la veille ou le matin même suffit, car l'annoncer une semaine à l'avance lui laisserait surtout le temps de s'inquiéter. Vers 5 à 7 ans, on peut lui en parler deux ou trois jours avant, ce qui lui permet de poser ses questions et d'y revenir à son rythme.
Lui dire la vérité, avec des mots simples
Il est tentant de promettre que ça ne fera pas mal, mais si l'enfant sent la piqûre, il risque de ne plus vous croire la fois suivante. Mieux vaut lui expliquer ce qui va se passer, avec des mots à sa hauteur : l'infirmière va mettre un élastique autour de son bras, nettoyer la peau avec un coton froid, puis faire une petite piqûre qui pique un peu, comme une pincée, avant de remplir un ou deux petits tubes et de poser un pansement. Vous pouvez aussi lui dire pourquoi on fait cette prise de sang, par exemple pour vérifier que tout va bien dans son corps, car un enfant accepte plus facilement ce qu'il comprend.
Jouer la scène à la maison
Les enfants apprivoisent beaucoup leurs peurs par le jeu. Proposer à votre enfant de faire la prise de sang à son doudou, avec une mallette de docteur ou un simple coton, lui permet de passer de celui qui subit à celui qui rassure. Les histoires jouent le même rôle : quand il voit un enfant qui lui ressemble traverser la même situation et en ressortir fier, il arrive le jour J avec une image positive en tête.
Pensez à la crème ou au patch anesthésiant. Demandez à votre médecin ou à votre pharmacien s'il est adapté à votre enfant : posé environ une heure avant le rendez-vous, il endort la peau et rend la piqûre beaucoup moins sensible. Renseignez-vous aussi auprès du laboratoire pour savoir s'il faut venir à jeun.
Le jour J : rester calme et l'occuper
Les enfants lisent beaucoup les émotions de leurs parents, et votre calme est sans doute ce qui le rassurera le plus, même si vous êtes vous-même un peu tendu. Emportez son doudou et de quoi l'occuper dans la salle d'attente, puis, au moment de la piqûre, proposez-lui de s'installer sur vos genoux, dans vos bras, ce qui est souvent plus rassurant que d'être allongé seul. Le détourner de son bras l'aide beaucoup : souffler très fort comme pour éteindre des bougies d'anniversaire, faire des bulles, chanter une chanson qu'il aime ou chercher des objets dans un livre. Vous pouvez aussi le laisser choisir le bras, ou le dessin du pansement, pour qu'il garde un peu de contrôle sur ce qui se passe.
Après : le féliciter, même s'il a pleuré
Pleurer pendant une prise de sang n'est pas un échec, et c'est même une réaction tout à fait normale. Félicitez-le pour son courage plutôt que pour ne pas avoir pleuré, en lui disant par exemple qu'il est resté bien sage alors qu'il avait peur. Une petite récompense prévue à l'avance, comme une sortie au parc ou son goûter préféré, l'aide à associer ce moment à un bon souvenir, ce qui rendra la prochaine prise de sang plus facile.
Ces conseils sont des repères généraux pour accompagner votre enfant et ne remplacent pas l'avis de votre médecin, de votre pédiatre ou du personnel du laboratoire, qui sauront répondre à vos questions sur sa situation.