Premier match de foot : l'aider à vivre l'équipe, l'attente et la défaite

Le premier match est souvent attendu avec impatience, puis vécu dans un mélange d'excitation, de stress et parfois de grosses larmes, parce qu'à cet âge on apprend tout en même temps à jouer en équipe, à attendre son tour et à ne pas gagner à chaque fois.

Ce qu'un match représente à cet âge

Chez les plus jeunes, le football ressemble rarement à ce que l'on voit à la télévision : les enfants courent souvent tous ensemble derrière le ballon, oublient leur poste et s'arrêtent parfois pour regarder un avion passer, ce qui est tout à fait normal. Les clubs accueillent la plupart du temps les enfants à partir de cinq ou six ans, sur de petits terrains, avec des rencontres courtes et des plateaux où l'on joue plusieurs matchs, et l'objectif à cet âge est avant tout de prendre plaisir à jouer.

Préparer le jour du match

La veille, préparer le sac avec lui, la tenue, les protège-tibias et la gourde, l'aide à se projeter. Vous pouvez aussi lui expliquer qu'il ne touchera peut-être pas souvent le ballon, qu'il restera sans doute un moment sur le banc parce que tout le monde joue à tour de rôle, et que l'arbitre peut siffler des choses qu'il ne comprendra pas tout de suite. Un enfant qui sait à quoi s'attendre vit beaucoup mieux ces moments que celui qui imaginait marquer trois buts.

Perdre, une émotion à accueillir

La défaite est souvent la première grande déception sportive, et elle peut provoquer de la tristesse comme de la colère. Plutôt que de répondre tout de suite « ce n'est pas grave », ce qui revient à lui dire que ce qu'il ressent n'a pas lieu d'être, mieux vaut reconnaître sa déception, puis, une fois l'émotion retombée, l'aider à repérer ce qu'il a bien fait, une belle passe, une course pour aider un coéquipier ou simplement le courage d'avoir joué devant tout le monde. Notre article sur les grosses émotions des 3-8 ans donne d'autres pistes pour ces moments-là.

Les jeux de société, un bon entraînement. Perdre aux petits chevaux ou au mémory, à la maison, lui permet de s'exercer à la défaite dans un cadre rassurant, et les jeux coopératifs, où l'on gagne ou perd tous ensemble, l'aident à comprendre ce qu'est une équipe.

Sur le bord du terrain

Les encouragements qui s'adressent à toute l'équipe, plutôt qu'à votre seul enfant, l'aident à se sentir membre d'un groupe, et laisser les consignes à l'éducateur lui évite d'entendre deux voix qui lui disent des choses différentes. Dans la voiture, au retour, la question « tu t'es amusé ? » lui en apprend davantage sur ce qui compte que « vous avez gagné ? », et lui évite de revivre chacune de ses erreurs.

Quand il ne veut plus y aller

Il arrive qu'après quelques semaines un enfant ne veuille plus aller au foot. Avant de décider quoi que ce soit, cherchez avec lui ce qui ne va pas, une peur des contacts, un camarade qui se moque, la déception de ne pas jouer assez ou tout simplement l'envie d'essayer autre chose, car la réponse ne sera pas la même selon la raison.

Son premier match de foot, avec son prénom

Dans Moi en BD, votre enfant devient le héros d'un album sur son premier match de foot : il porte son prénom, il lui ressemble, et il vit le match aux côtés d'un papa ou d'une maman qui vous ressemble. À lire ensemble avant le grand jour.

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